lundi 25 janvier 2010

J’avais oublié les vieux.

les_temps_sont_durs_1_Ou plutôt les vieilles. Au diable le politiquement correcte pour cet article. Bref, les anciens comme on les appelle, puisqu’un secrétariat d’Etat porte ce nom. J’ai été interpellé cette semaine, en me rendant chez un client Bordelais qui se trouve dans un quartier huppé, par l’affichette que vous voyez sur la photo ci-jointe. Elle m’a d’autant plus interpellé, que j’avais vu, le jour même, une femme âgée, je dirais entre 60 et 70 ans, qui tricotait dans la rue des étuis de portable, et les vendait, en plus de faire la manche. Cette femme dois-je le préciser était Française, et pas non plus une clocharde, ce que j’appris deux euros plus tard.

Ici pas de leçon de morale les amis. Non, cette semaine j’ai juste pris une baffe dans la gueule pour rester poli. Noyé que j’étais par le flot d’informations qui m’arrivent de toute part, je ne voyais que le débat sur l’identité nationale, le chômage, Haïti, la crise au PSG…J’avais oublié les vieux.

Oublié qu’en France une maison de retraite c’est 1500€ par mois, et qu’en moyenne un français, au moment ou il prend sa retraite, et donc pas forcément à taux plein, touche 800€ par mois.

Pour ce qui est de la personne qui recherche un logement, je ne sais pas si elle est en galère ou pas. Je ne sais si mettre des affiches sur des parcmètres est un dernier recours pour elle, ou si cette dame est très débrouillarde.

Je me dis seulement que notre société, moi le premier, a oublié ses vieux. Que nous avons oublié que nous serons tous, avec un peu de chance aussi, des vieux. Je me dis aussi que notre société commence seulement depuis l’an 2000 à parler parité, mais que pour les femmes du baby boom, qui arrivent aujourd’hui à la retraite, la société misogyne de l’après guerre, n’a que peu pensé à leurs vieux jours.

Je crains donc le pire pour ces prochaines années. La canicule de 2003 avait montré que de nombreuses familles avaient des liens distendus, au point de ne pas vouloir récupérer les dépouilles de leurs anciens. Devra t’on, comme dans les familles Japonaises, garder nos parents chez nous à leur vieux jours par manque de moyens ?

J’espère que nous trouverons le moyen d’offrir une sortie descente à ceux qui nous élevés.

Il y a là, je crois, la possibilité de créer ou de développer un secteur d’activité, ce qui pourrait représenter une création de richesse, argument à ne pas négliger puisqu’il est aujourd’hui le seul à faire avancer les choses.

Un chantier de plus pour notre gouvernement, et pour celui qui suivra d’ailleurs.

El loco de los techos


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