samedi 23 janvier 2010

Un Bordelais à contre courant.

Non chers amis je ne me suis pas lancé dans la traversée de la Garonne, quoique l’épreuve redevienne à la mode depuis deux ans lors de la fête du fleuve au mois de Juin. Non simplement, je ne suis pas le mouvement populaire et j’émets quelques réticences.

Bordeaux et son grand stade.

Les Girondins de Bordeaux souhaiteraient  avoir un nouveau stade. Le stade Jacques Chaban Delmas, anciennement parc Lescure, serait trop vétuste. Tout le monde en veut un plus grand, 42.000 places au lieu de 32.000. Plus facile d’accès, en bordure de rocade à Bordeaux-Lac avec possibilité de parking, proche d’une grande zone commerciale. Bordeaux voudrait profiter de l’Euro de football 2016 si il a lieu en France pour transformer l’essai. Son entraîneur voudrait un nouvel outil de travail. Cependant, en avons-nous besoin ?

Aujourd’hui, début 2010, Bordeaux traverse une période footballistique faste. 2ème en 2008, 1er en 2009 du championnat de France, actuellement 1er, et qualifiés pour les huitièmes de finale de la ligue des champions. Mais la ferveur populaire sera-t-elle suffisante pour emplir un stade aussi grand quand nous ne serons pas Européens, ou 16èmes comme en 2005 ou 1996 avec l’équipe Zidane, Dugarry ?

La question est, avons-nous vraiment besoin de ce stade ? Bordeaux est –il un grand d’Europe ?

Et pourtant je suis un Bordelais de la première heure.

L’abandon du test de la souris va-t-il sauver l’ostréiculture ?

Oui très certainement.

Le bassin d’Arcachon a été durement touché au cours de ces dernières années par les interdictions de commercialisation de ses huîtres dues à ce test qui détectait la présence d’une algue toxique.

Ce test consistait à faire ingurgiter à trois souris des huîtres mixées et 24 heures après si deux d’entre elles étaient mortes, la commercialisation était suspendue. La grande distribution a boudé l’huître Girondine, de petits producteurs ont du mettre la clef sous la porte.

A partir du 18 janvier 2010, le test chimique sera mis en place. Le test de la souris ne sera plus là, que comme un test de vigilance vis-à-vis des toxines inconnues ou émergentes. Tout le monde s’en réjoui, même les ennemis politiques, François Deluga ( PS Le Teich), Marie Hélène Des Esgaulx (UMP Arcachon).

Cependant je ne pense pas que changer d’instrument de mesure résoudra le problème. Ce n’est pas en cassant le thermomètre que le patient n’aura plus de fièvre. Même en changeant le test, l’algue toxique reviendra dans le bassin, et restera toxique.

Il ne faut pas attendre qu’une catastrophe sanitaire se produise en permettant la vente et risquer des intoxications, les conséquences seraient irréversibles car les esprits seraient alors marqués par l’incident. Il vaudrait mieux selon moi assainir le bassin, d’Arcachon afin que celui-ci redevienne sain.

El loco de los techos


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