mardi 15 décembre 2009

Comment garder le moral pendant l’hiver ?

La foire de Copenhague vient d’ouvrir ses portes aux puissants de la planète qui sont venus de toute part pour définir de nouveaux marché que l’on dit « verts ». C’est bien, c’est frais, c’est dans l’air du temps que l’on craint morose dans un siècle. Si les conjoncturistes disent vrais, l’environnement est une priorité. Comment remédier à sa dégradation alors ? En cessant de sur-consommer, en cessant de sur-produire. Cela changerai le visage, l’identité même de la race humaine depuis le 14ème siècle mais surtout depuis le 19ème.  Comment ça ? Depuis qu’existe la science économique, que sommes nous devenus ? Des agents économiques de production et de consommation. Rien de plus, rien de moins. Nous naissons, nous vivons, nous mourrons en produisant et en consommant. Souvent des conneries d’ailleurs. Tant que nous ne remettrons pas cela en cause, rien ne changera et surtout pas Copenhague dont l’esprit est de poursuivre dans le sens inverse. Le nœud gordien du problème n’est que là. Sommes nous prêts à modifier nos conditions de vie pour se rapprocher un peu plus de celui des habitants de l’hémisphère Sud (Australie et quelques temples du capitalisme mis à part) ? Si l’on n’est pas prêt à faire cet effort, la foire de Copenhague sera un nouveau rendez-vous manqué. Comme il y en a eu tant d’autres à commencer par Yalta pour les plus récents. Mais là encore je m’écarte.

Les « Jeunes (euphémisme) Pop » pour désigner les gérontocrates de 18 ans qui adhèrent à l’UMP viennent de lancer leur Lipdub (anglicisme qu’il m’a fallu chercher sur Wikipédia et qui désigne un spot promo d’entreprise monté par flashback). Initiative complètement..je n’ai pas le mot tellement c’est…je ne sais pas comment vous dire. Luc Ferry a vu juste à ce propos. Ce spot est…de la merde disons le tout net. On y voit des ministres, des anciens ministres, des futurs ministres, des élus et tout ces jeunes vieux qui se rêvent un destin politique fulgurant de winner que rien n’arrête, même pas le parquet (dans tous les sens du terme). Désolant, triste, décalé. Le pire c’est que ce film, je parierai qu’il a été tourné pas loin de chez moi. Ah si j’avais pu être chez mes parents en septembre, nous aurions organisé une pop-onade dans les rues de chez moi avec des tartes à la crème fourrées aux pavés.

L’identité nationale. Avant d’aller plus loin, la polémique sur ce sujet a pour vocation de préparer le terrain aux prochaines élections et n’a donc aucune réalité politique, il l’a bien au contraire créé. Ce mot, cet ensemble de mots n’ont rien de choquant. Cela me rappelle ma carte d’identité nationale, ma photo d’identité, toutes ces choses qui me rattachent administrativement à ce pays, à ce qui fait que je suis Moi et non pas Toi ou l’Autre. C’est très freudien en somme car ça relève d’un SurMoi qui nous dépasse tous. Vouloir en faire un débat, c’est estimer que cette identité serait flouée ou en passe de l’être, ou que ses contours ne seraient plus aussi nets qu’autrefois.

En 1940 en France, il y a eu un problème identitaire du fait de la publication de textes qui remettaient en cause l’identité nationale de certaines catégories d’individus. Ce sont ces textes là, cette politique, ce régime (devenu illégal par une Loi constitutionnelle prise par De Gaulle), ces gens là qui ont fourvoyé l’identité nationale de la France. On y a stigmatisé et éliminé des populations mais pas seulement, cela n’est que la partie visible de l’iceberg qui fond à Copenhague. Le régime de 1940 a mis en place tout un système politique et juridique qui allait de l’illégalité du divorce à l’interdiction de création de corporations. Toutes les strates de la société étaient concernées. C’est tout cela qui a provoqué un problème identitaire et qui s’est transformé en défaite pour ce régime. Si cette identité là avait été accepté par les français, jamais il n’y aurait eu de débarquement, et Adolphe H coulerait ses vieux jours au bord du Danube.

Vouloir remettre le couvert, pour des raisons obscures mais c’est le cas à chaque fois, c’est prendre le risque de stigmatiser certaines catégories de la population. Certains comportements de certaines catégories. C’est imposer un problème qui n’existait pas. c’est le faire monter à la surface de l’iceberg.

Noël approche, l’activité va ralentir, les copains vont se détendre, et moi je vais regarder mon fils, le 25, admirer le pied du sapin de noël et ses cohortes de Playmobils. Je garde donc le moral.

Huig de Groot

Posté par Huig de Groot à 09:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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